Loi 96 : Mark Carney mal à l’aise avec le recours anticipé à la disposition de dérogation
Le chef libéral, Mark Carney, a affirmé lundi avoir « un malaise » avec tout recours « préventif à la clause nonobstant », ou disposition de dérogation, par le gouvernement du Québec afin d’empêcher d’éventuelles contestations juridiques. Suspendre la Charte canadienne des droits et libertés de manière anticipée, Le chef libéral s'est dit toutefois Au Canada, À la fin, ça sera une question pour la Cour suprême. Le chef du Parti libéral du Canada, Mark Carney, de passage en Ontario pour une annonce électorale. Photo : The Canadian Press / Adrian Wyld Vendredi, Mark Carney avait indiqué que son gouvernement, s’il est porté au pouvoir, pourrait intervenir si la loi 96 se retrouvait en Cour suprême, ce qui avait été vivement critiqué autant par ses opposants que par le gouvernement du Québec. Questionné lundi sur ce qu’il pense du contenu de la loi 96, Mark Carney a indiqué être ni avocat, ni juge, ni expert constitutionnel, en répétant qu’il était d’accord avec l’objectif de la loi. À la suite de l’adoption de cette loi québécoise, en 2022, le ministre fédéral de la Justice de l’époque, David Lametti, avait dit partager certaines craintes de Québécois quant à son application, notamment en matière d'immigration et d'accès à la justice et à la santé, sans oublier l'impact qu'elle pourrait avoir sur les nations autochtones. Pour le moment, les contestations envers la loi 96 ne se sont pas encore rendues en Cour suprême. En mai dernier, un juge de la Cour supérieure du Québec a décrété que la loi 96 est incompatible avec le Code criminel. Le gouvernement Legault avait annoncé alors qu’il porterait la décision en appel. D’autres recours judiciaires, lancés notamment par les chefs de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) et du Conseil en éducation des Premières Nations (CEPN) et par des municipalités québécoises à statut bilingue, suivent aussi leur cours. La position de Mark Carney a fait bondir le chef bloquiste Yves-François Blanchet. Lors d'un arrêt à Rimouski, M. Blanchet s'est dit conscient que le climat était Tassez-vous de là! Mêlez-vous de vos affaires! Sacrez votre camp de notre carré de sable! La position de Mark Carney témoigne d'une Avec des informations de Jean-François Thériault Rania Massoud et de Philippe Grangerj’ai un problème avec ça, quelles que soient les circonstances
, a-t-il mentionné en conférence de presse.d’accord avec l’objectif
de la Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français, aussi connue sous le nom de loi 96, pour laquelle le gouvernement du Québec avait utilisé la disposition de dérogation de manière préventive.Je comprends l’importance de promouvoir la langue française et j’ai fait de grands efforts pour cela. La plupart de mes ministres sont des francophones
, a-t-il ajouté.un droit est un droit
, a-t-il insisté, en répétant avoir un problème structurel avec l’approche, pas nécessairement la loi
.
Processus judiciaire
Mêlez-vous de vos affaires!
dit Blanchet à Carneyà l'unité
dans le pays. Depuis le début, il faut être gentil
, a-t-il dit. À un moment donné, il y a des limites.
ignorance totale de ce qu'est le Québec
, selon Yves-François Blanchet.M. Carney profite de la crise avec les Américains [...] pour dire : "Hé, l'agenda multiculturaliste. C'est le temps. Les Québécois sont vulnérables. On va leur passer ça à travers la gorge."
Ce n'est pas un conflit temporaire commercial avec les États-Unis qui va convaincre les Québécois d'arrêter d'être Québécois et d'arrêter de parler français
, a ajouté M. Blanchet.
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